L'essentiel
- Pour le repérer : ouvrez l'interface de votre box et lisez la liste des appareils connectés, puis éteignez vos propres appareils un par un pour identifier celui qui reste ;
- pour l'expulser : bloquez l'appareil depuis l'interface, puis changez la clé wifi, le seul geste qui coupe l'accès à coup sûr ;
- pour verrouiller : chiffrement WPA3 (ou WPA2-AES à défaut) et une clé d'au moins 12 caractères ;
- tout est gratuit et se fait depuis votre box : aucun matériel à acheter ;
- avant de soupçonner un voisin, vérifiez qu'il ne s'agit pas d'un hotspot de votre opérateur ou d'un de vos objets connectés oubliés.
Comment savoir si un voisin utilise votre wifi ?
Depuis un ordinateur ou un téléphone relié à votre réseau, saisissez l'adresse de votre box dans la barre d'adresse de votre navigateur (comme pour aller sur un site), connectez-vous, puis affichez la liste des appareils connectés. Chaque opérateur y donne accès dans une rubrique dédiée. Vous y verrez le nom et l'adresse MAC de tout ce qui est connecté : ordinateurs, smartphones, téléviseurs, consoles, imprimantes, objets connectés, et l'éventuel intrus.
L'adresse à saisir et le nom de la rubrique changent d'un opérateur à l'autre :
| Opérateur | Adresse de l'interface | Rubrique à ouvrir |
|---|---|---|
| Free | mafreebox.freebox.fr | Périphériques réseau (Freebox OS) |
| Orange | livebox ou 192.168.1.1 | Mes équipements connectés |
| Bouygues Telecom | mabbox.bytel.fr ou 192.168.1.254 | Schéma de mon réseau |
| SFR | 192.168.1.1 | Mon réseau local |
Adresses d'interface vérifiées par Selectra en septembre 2026 auprès des opérateurs : assistance Free et assistance Orange. Le libellé exact des rubriques varie selon la génération de box.
Le mot de passe d'administration n'est pas « password »
C'est l'erreur la plus répandue : il n'existe pas de couple d'identifiants universel. Le mot de passe d'administration est propre à votre box et figure le plus souvent sur l'étiquette collée sous ou derrière l'appareil. Chez Orange, s'il n'a jamais été modifié, il correspond aux 8 premiers caractères de votre clé wifi. Si vous l'avez perdu, votre opérateur permet de le réinitialiser ; ne cherchez pas d'identifiants « par défaut » trouvés sur internet.
Reconnaître un appareil qui n'est pas à vous
La liste affiche rarement des noms parlants : beaucoup d'appareils n'apparaissent que sous une suite de chiffres ou un modèle générique. La méthode la plus fiable reste l'élimination.
-
1
Notez le nombre d'appareils affichés comme connectés.
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2
Coupez le wifi de vos propres appareils un par un : téléphones, tablettes, ordinateurs, téléviseur, enceintes, imprimante, thermostat.
-
3
Rafraîchissez la liste. Ce qui reste connecté alors que tout est éteint chez vous n'est pas à vous.
-
4
Relevez son adresse MAC, une suite du type 3A:F2:1B:8C:4D:07 : c'est l'identifiant qui va servir à le bloquer.
Si votre logement compte beaucoup d'objets connectés, l'inventaire est plus long qu'on ne le croit : notre guide sur le logement connecté et la box domotique aide à recenser ce qui occupe réellement votre réseau.
Les autres indices d'un wifi squatté
Avant même d'ouvrir l'interface, plusieurs signaux peuvent mettre la puce à l'oreille :
- un débit qui s'écroule à certaines heures alors que vous n'avez rien ajouté chez vous ;
- des coupures ou une latence inhabituelle en visioconférence et en jeu en ligne ;
- le voyant wifi de la box qui clignote intensément alors que personne n'utilise le réseau ;
- une consommation de données anormale sur les offres où elle est comptabilisée.
Ces symptômes ne prouvent rien à eux seuls : un test de débit puis la lecture de la liste des appareils permettent de trancher. Un wifi lent a d'ailleurs bien plus souvent une cause matérielle qu'un squatteur, et notre guide sur la couverture wifi du logement détaille les vraies causes les plus fréquentes.
Appareil inconnu sur votre réseau : ce n'est peut-être pas votre voisin
Avant de conclure à une intrusion, écartez deux explications très courantes. Elles suffisent à expliquer la majorité des « inconnus » repérés dans une liste d'appareils connectés, et elles évitent de changer une clé wifi pour rien.
Les hotspots de votre opérateur. Free et SFR notamment adossent à leurs box un réseau wifi communautaire ouvert aux autres abonnés (Free WiFi, SFR WiFi). Un abonné de passage peut donc s'y connecter depuis la rue ou l'appartement voisin : il utilise une bande passante dédiée, distincte de la vôtre, et son activité est rattachée à son compte, pas au vôtre. Ce partage se désactive depuis l'interface de la box si vous n'en voulez pas, en sachant que vous perdez alors l'accès réciproque au réseau des autres abonnés.
Vos propres appareils oubliés. Une enceinte connectée, un ancien téléphone au fond d'un tiroir, une console éteinte mais en veille réseau, un robot aspirateur ou une caméra apparaissent dans la liste sans que vous y pensiez. C'est particulièrement vrai des appareils installés par quelqu'un d'autre du foyer.
Le test qui tranche
Si l'appareil suspect disparaît quand vous coupez le wifi communautaire de votre box, c'était un hotspot opérateur. S'il reste connecté alors que tous vos appareils sont éteints et le hotspot désactivé, vous avez bien un intrus sur votre réseau privé.
Comment empêcher votre voisin de se connecter à votre wifi ?
Deux gestes suffisent et se complètent : bloquer l'appareil identifié depuis l'interface de votre box coupe l'accès immédiatement, changer la clé wifi empêche le retour. Les autres méthodes souvent citées (masquer le réseau, réduire la portée) sont des freins utiles, pas des protections.
Bloquer l'appareil depuis l'interface de la box
C'est l'action la plus rapide, et la seule qui déconnecte l'intrus sans déranger vos propres appareils. Depuis la liste où vous l'avez repéré, sélectionnez l'appareil et interdisez-lui l'accès : la fonction s'appelle « Restreindre l'accès à Internet » puis « Bloquer en permanence » chez Orange, et prend la forme d'une liste noire ou d'une liste blanche d'adresses MAC chez Free et Bouygues Telecom. L'appareil bloqué ne pourra plus se connecter, même avec la bonne clé.
Changer la clé wifi
Le blocage par adresse MAC se contourne : une adresse MAC peut être modifiée logiciellement sur la plupart des appareils. Changer la clé wifi reste donc le geste de fond, car il invalide d'un coup tous les accès existants, y compris ceux dont vous ignorez l'existence. Pensez ensuite à reconnecter vos propres appareils avec la nouvelle clé.
La manipulation est propre à chaque box : suivez notre guide dédié pour changer le code wifi d'une Bbox ou pour changer le mot de passe wifi d'une Freebox. Chez Orange et SFR, l'opération se fait dans la rubrique wifi de l'interface listée plus haut.
Masquer le réseau, filtrer, réduire la portée : ce que ça vaut vraiment
Ces trois méthodes reviennent systématiquement dans les conseils de sécurité wifi. Elles ont une utilité réelle, mais aucune ne remplace une clé solide, et il est honnête de dire pourquoi :
- masquer le nom du réseau (SSID) le fait disparaître de la liste des réseaux disponibles, ce qui décourage un voisin opportuniste ; mais le réseau continue d'émettre et reste détectable avec un outil adapté ;
- filtrer les adresses MAC autorise uniquement les appareils que vous avez déclarés, ce qui est efficace au quotidien ; mais une adresse MAC peut être usurpée, et il faut penser à déclarer chaque nouvel appareil ;
- réduire la puissance d'émission limite la portée du signal hors de chez vous, utile en appartement ; mais cela dégrade aussi votre propre couverture dans les pièces éloignées.
La bonne combinaison
Une clé WPA3 longue et unique protège plus efficacement que le masquage du SSID et le filtrage MAC réunis. Traitez ces deux options comme des compléments : elles n'ont d'intérêt qu'une fois le chiffrement et la clé en règle.
Si vous êtes chez Bouygues Telecom, le détail des réglages disponibles est décrit dans notre guide sur la configuration de la Bbox.
Quel mot de passe wifi choisir pour sécuriser votre réseau ?
Visez au moins 12 caractères mêlant majuscules, minuscules, chiffres et caractères spéciaux, sans mot du dictionnaire ni information personnelle. Une bonne clé n'a pas besoin d'être imprononçable : plusieurs mots sans rapport accolés, avec quelques substitutions, sont à la fois longs et mémorisables.
Le second réglage, au moins aussi important, est le type de chiffrement :
- WPA3 : le standard actuel, à activer si votre box et vos appareils le prennent en charge ;
- WPA2 avec AES : le bon compromis de compatibilité si un appareil ancien refuse le WPA3 ;
- WPA et surtout WEP : obsolètes. Une clé WEP se casse en quelques minutes avec des outils publics. Si votre réseau est encore en WEP, changez-le sans attendre, c'est le seul cas où l'urgence est réelle.
Deux réflexes complètent utilement le dispositif. Activez le réseau invité de votre box pour vos visiteurs : ils accèdent à internet sans recevoir votre clé principale et sans voir vos appareils. Et désactivez le WPS en dehors des quelques secondes où vous appairez un appareil, car ce bouton permet de se connecter sans connaître la clé.
Si votre box est ancienne et ne propose ni WPA3 ni réseau invité, c'est souvent le signe qu'un changement de matériel s'impose. Vous pouvez comparer les offres box internet fibre du moment, dont les box récentes intègrent ces réglages.
Une question sur votre box ou votre abonnement ?
Un conseiller Selectra vous accompagne gratuitement sur le choix d'une offre box ou fibre, l'éligibilité de votre logement, la souscription et la résiliation.
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Êtes-vous responsable des téléchargements illégaux faits depuis votre wifi ?
Vous ne devenez pas automatiquement coupable des actes commis depuis votre connexion, mais vous avez une obligation de la sécuriser. C'est ce manquement, et non le téléchargement lui-même, qui peut vous être reproché : l'infraction s'appelle la négligence caractérisée.
1 500
Amende maximale pour négligence caractérisée
Contravention de 5e classe encourue par un particulier dont la connexion a servi à des téléchargements illicites, après avertissements de l'Arcom. Le montant maximal atteint 7 500 € pour une personne morale.
Concrètement, la sanction ne tombe pas du jour au lendemain. Elle s'inscrit dans la réponse graduée conduite par l'Arcom, l'autorité qui a succédé à la Hadopi : un premier avertissement, puis un second, et seulement si de nouveaux faits sont constatés depuis votre connexion dans l'année qui suit, le dossier peut être transmis au procureur. Ce qui vous est alors reproché est de ne pas avoir pris les mesures nécessaires malgré les avertissements reçus.
C'est précisément pourquoi les gestes décrits plus haut comptent : une clé WPA3 récente et un réseau surveillé constituent la démonstration que votre accès était sécurisé.
Sources : article R335-5 du Code de la propriété intellectuelle (Légifrance) et la réponse graduée (Arcom), consultés en septembre 2026.
Le risque ne s'arrête pas au droit d'auteur. Un accès wifi ouvert expose aussi vos appareils et vos comptes : selon le bilan d'activité 2025 de Cybermalveillance.gouv.fr, le piratage de compte représente plus de 11 % des demandes d'assistance des particuliers, et le dispositif a franchi le cap des 500 000 victimes accompagnées.
Sources : Cybermalveillance.gouv.fr, principales cybermalveillances visant les particuliers en 2025 (part des assistances) et rapport d'activité et état de la menace 2025 (victimes accompagnées).
Questions fréquentes sur la sécurité de votre wifi
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